Simplifier sa vie : 15 choses à arrêter dès maintenant
Au tout début que j’ai commencé dans la Slow Life, je croyais que simplifier sa vie passerait par de nouvelles habitudes à adopter, de meilleures routines, ou des méthodes pour “mieux faire”. Mais en réalité, le tout premier pas vers le vrai changement a été tout autre : il a d’abord fallu que je fasse le ménage dans tout ce qui constituait ma vie actuelle. Arrêter des gestes devenus automatiques. Des comportements que je n’avais jamais vraiment questionnés, mais qui prenaient de la place dans ma tête, dans mon quotidien, et absorbait mon énergie. Pas parce qu’ils étaient mauvais en soi, mais parce qu’ils ne m’apportaient plus ce dont j’avais réellement besoin.
Dans cet article, je partage ces choses que je ne fais plus aujourd’hui. Pas comme un modèle à suivre, ni une liste de règles, mais comme une invitation à te questionner, à ralentir, et peut-être à laisser tomber, toi aussi, ce qui t’alourdit sans que tu t’en rendes compte.
Simplifier ma vie n’a pas été une quête de perfection, ni un rejet radical de la société. C’est plutôt un processus de désapprentissage. Enlever des couches, une par une. Faire le tri entre ce que je faisais par habitude d’éducation ou par pression sociale, et ce que je faisais réellement par choix.
Simplifier sa vie, c’est arrêter ces automatismes qui te dirigent
Les habitudes que l’on se construit viennent tous de quelque part : l’éducation reçue dans notre famille, celle reçu à l’école, l’influence des proches, de la société et ce que tout cet entourage au sens large a considéré bon de nous inculquer. On dit qu’il est difficile de mettre en place de nouvelles habitudes de vie, mais quand ça fait des années que tu répètes la même chose, c’est encore plus difficile de les arrêter.
1. J’ai arrêté de fumer, ma plus belle victoire
J’ai touché à ma première cigarette à 15 ans, sous l’influence de mes amis qui fumaient devant le lycée. Mon esprit un peu rebelle de l’époque m’a poussé à faire quelque chose qui était « interdit » pour mon âge. Sauf que cette habitude m’a suivi jusqu’à mes 32 ans. 17 ans que je fumais des cigarettes au quotidien, avec quelques tentatives sans succès d’arrêter. Puis je me suis mise à fumer de manière moins régulière, pour devenir « fumeuse sociale » (statut qui me confortait dans mon idée que je n’étais pas addict), à acheter des clopes juste pour des soirées et des événements festifs.
Arrêter définitivement à été une de mes plus belles victoires. Pas seulement pour ma santé mais aussi pour m’être libérée d’une emprise invisible devenue trop envahissante. Je souhaite à n’importe quel fumeur de vivre cette libération mentale de quitter la cigarette.

2. J’ai arrêté de boire de l’alcool
Je n’ai jamais été une grande buveuse (sauf plus jeune). Cependant, à chaque événement, j’achetais et je consommais de l’alcool (et des clopes :D). C’était souvent un réflexe social, une habitude intégrée, plus qu’une réelle envie. Et bien que ce soit des raisons médicales qui m’ont fait drastiquement stopper (grosses réactions allergiques après consommation d’une certaine quantité d’alcool), je ne me suis jamais sentie aussi bien ! Aujourd’hui, je bois de l’eau pétillante ou du Kombucha en soirée et ça ne m’empêche pas de m’amuser! 😉
3. J’ai arrêté de regarder les News à la TV
Comme bon nombre de foyers français, j’ai grandi avec une TV souvent allumée dans le salon et mes parents avaient l’habitude de regarder avec attention les News à 13 h et à 20 h. En quittant la maison familiale, j’ai gardé cette habitude pendant longtemps. Pourtant à chaque fois je ressentais cette émotion de frustration et d’impuissance face à tous ces événements plus horribles les uns que les autres dont on parlait aux infos. En voyageant pendant plusieurs mois à l’étranger sans accès à une TV, je me suis complètement détachée de cette habitude, qui m’a fait un bien fou.
Aujourd’hui, je vis dans une maison sans TV dans le salon. La TV est dans ma chambre, sans accès aux chaines nationales. Elle a pour seul usage de me permettre de regarder un épisode d’une série sur Netflix avant de dormir. Pas de tentation de m’affaler sur le canapé en rentrant du travail, et quand je souhaite regarder les infos, je le fais de manière consciente et je choisis avec attention les médias qui diffusent l’information.
Simplifier sa vie, c’est arrêter de consommer sans réfléchir
4. J’ai arrêté de faire les magasins pour passer le temps
Il y a eu une période où les magasins étaient mon “antidote” à l’ennui. Quand je n’avais rien de prévu, j’allais flâner en ville avec les copines. Quand je me sentais un peu vide, j’allais regarder dans les boutiques. Et même si je ne revenais pas toujours avec un achat, je revenais souvent avec une sensation étrange : celle d’avoir rempli un manque temporaire.
Mais au fil du temps, j’ai compris que cette habitude n’était pas neutre. Les magasins sont conçus pour encourager l’achat, pas pour t’aider à réfléchir. Et même sans acheter, on se fait constamment solliciter, comparer, influencer. Arrêter de faire les magasins pour passer le temps m’a donné quelque chose de précieux, en plus de simplifier ma vie : du temps pour de vraies activités qui me nourrissent, de l’espace mental pour réfléchir à ce qui va et ne va pas dans ma vie.

5. J’ai arrêté de faire les soldes
Les soldes peuvent être séduisantes. On se dit : “C’est une bonne affaire, autant en profiter.” Mais au final, combien de fois ai-je acheté des choses dont je n’avais pas vraiment besoin, simplement parce qu’elles étaient moins chères ? Les soldes ont ce pouvoir étrange : celui de te faire croire que tu gagnes quelque chose, alors qu’en réalité, tu achètes un objet de plus, et souvent un objet que tu ne voulais pas.
Aujourd’hui, je fais une liste dans mes notes de téléphone quand je pense avoir besoin de quelque chose, je laisse décanter l’idée, et je passe à l’achat seulement quand ça reste plusieurs semaines/mois dans ma tête (et en soldes si le timing tombe bien).
6. J’ai arrêté de fermer les yeux sur les origines des produits
Les entreprises savent bien nous le faire oublier en communicant peu sur le sujet, ou en ne dévoilant que le strict nécessaire, mais sache que ta consommation n’est jamais neutre. Derrière chaque produit, il y a une histoire, des matières premières, des conditions de travail et de fabrication, des êtres humains, des ressources, et souvent des impacts sur l’environnement. Alors j’ai arrêté de fermer les yeux sur l’origine des produits, même si cela demande plus de temps et de recherche. L’idée ici n’est pas d’être parfait.e, mais de prendre l’habitude de réfléchir à l’impact de nos achats, et d’être le plus cohérent possible avec nos valeurs et nos principes.
Aujourd’hui, je choisis d’acheter moins, mais mieux. Et surtout, j’essaye le plus possible de regarder ce que je soutiens avec mon argent. Je t’invite à prêter attention à ça dans ton quotidien. Parce que consommer sans réfléchir, c’est prendre le risque de voter pour des entreprises qui ne respectent rien.
Lis également mon article sur « 10 habitudes pour adopter la slow life et simplifier sa vie »
Simplifier sa vie : se détacher du matériel pour s’alléger
7. J’ai arrêté d’accumuler pour posséder
La plupart d’entre nous avons déjà tout ce qu’il faut pour vivre convenablement. Le soucis, c’est que peu d’entre nous en ont conscience. Dans le monde dans lequel nous vivons, il est très facile de ne jamais être satisfait de ce que nous possédons. Un jour, on achète la maison, la voiture, le sac à main, les chaussures de nos rêves, et puis avec le temps, l’objet de nos désirs devient quelque chose de normal, banal. On s’en lasse et on commence à remarquer que l’herbe est plus verte ailleurs. Alors on se met à acheter de nouvelles choses pour ressentir de nouveau cette joie de posséder une nouveauté, quitte à accumuler en plusieurs exemplaires des objets qui ont exactement la même utilité.
Fais ce test : quel est l’utilité d’une paire de chaussures? Réponse : marcher dehors.
Maintenant, repose-toi la même question devant ton placard remplis de 20 paires différentes. As-tu besoin de 20 différentes chaussures pour remplir la seule et unique fonction de marcher dehors? Peut-être pas, mais tu veux avoir le choix, au cas où.

Pourquoi nous accumulons tant d’objets (inutiles) dans nos maisons? Montrer notre valeur aux yeux du monde : posséder montre aux autres que nous avons assez d’argent pour nous les acheter. Cela nous fait nous sentir important et donne de la valeur à notre existence. Le souci quand on octroie trop de valeur aux bien matériels, c’est qu’on finit par se définir et définir la valeur des autres uniquement par ce biais là. Et c’est dommage, en plus d’être faux.
8. Changer mon rapport au matériel
Pour simplifier sa vie, il faut sans conteste revoir ton rapport aux biens matériels. Parce que le désencombrement ne commence pas quand tu ouvres un placard. Il commence quand tu questionnes la place que les objets occupent dans ta vie, et dans ton esprit.
Pendant longtemps, j’ai associé le prix à la qualité. Si c’était cher, c’était forcément mieux. Plus durable. Plus valable. Plus désirable. Mais le prix n’est pas toujours un indicateur de qualité. Il peut refléter une marque, une image, un positionnement marketing. Et parfois, un objet simple, choisi avec attention, répond bien mieux à un besoin qu’un objet coûteux acheté pour son statut.
J’ai aussi compris qu’un objet populaire n’est pas forcément un objet nécessaire. Ce n’est pas parce que tout le monde l’a que j’en ai besoin moi aussi. La popularité n’est pas un gage de pertinence personnelle. Changer mon rapport au matériel, ça a été d’accepter que mes besoins ne ressemblent pas à ceux des autres. Que je peux acheter quelque chose qui me plaît, qui me correspond, même si ce n’est pas tendance ou validé par la majorité.
Je choisis aussi avec beaucoup plus d’attention ce qui entre dans ma maison. Parce que chaque objet a un coût invisible. Il prend de l’espace. Il demande du rangement. Il nécessite de l’entretien. Il ajoute une décision de plus dans mon quotidien, une charge mentale.
9. J’ai arrêté de dépenser pour combler un manque
C’est une des prises de conscience les plus importantes. Dépenser pour combler un manque, c’est chercher une solution temporaire à un vide plus profond. J’ai arrêté de dépenser pour combler des émotions : l’ennui, la tristesse, le stress, la fatigue, le besoin de me récompenser.
Quand je me rends compte que j’ai envie d’acheter pour me sentir mieux, je m’arrête. Et je me demande : “Qu’est-ce que je cherche vraiment ? Pourquoi je veux faire cet achat ?” Souvent, ce dont on a besoin, ce n’est pas un objet. C’est du repos, de la douceur, de la présence, ou simplement un moment pour respirer.
Simplifier sa vie, c’est ne plus suivre les diktats esthétiques de la société
10. J’ai arrêté de changer mon apparence
Maquillage, vernis à ongles, couleur de cheveux, extensions, poids idéal, manucure, forme du corps, épilation, implants, injections… Changer son apparence pour répondre à une tendance qui change au grès de célébrités qui font la pluie et le beau temps ? Hell NO!
Premièrement, c’est épuisant. Mettre de l’énergie pour être comme tout le monde et effacer nos singularités, j’ai toujours eu du mal avec ça. Moi aussi, j’ai suivi quelques diktats dans le passé pour faire comme tout le monde, aujourd’hui c’est fini. Deuxièmement, les tendances sont uniquement crées et façonnées par des leaders (très riches grâce à notre argent) pour te faire dépenser toujours plus, et te faire sentir que tu n’es jamais assez bien au naturel.
Alors je continue de prendre soin de moi et de faire attention à mon apparence. Par contre, je ne le fais plus pour les mêmes raisons : aujourd’hui, je le fais pour moi, et moi seule.

11. J’ai arrêté de suivre la mode
La mode est un rythme constant : une nouvelle saison, un nouveau style, une nouvelle tendance. Cela peut être beau dans les magazines… mais en réalité, cela engendre une consommation effrénée vers toujours plus d’achats, de nouveautés et cela rend « dépassé » ou « obsolète » tout ce qui a été crée juste avant.
J’ai arrêté de suivre la mode parce que ça ne me correspondait pas. Pour moi, même si c’est à la mode, si je trouve ça moche, impossible de le porter. Alors, je me suis tournée vers un style qui me ressemble, qui me donne confiance, et surtout qui traverse le temps. Ma garde-robe est intemporelle, avec des vêtements qui ont plusieurs années certes, mais que j’aime porter. Et ça, c’est très libérateur.
12. J’ai arrêté de me maquiller
Se maquiller peut être considéré comme une forme d’expression, d’affirmation de sa personnalité. Mais pour moi, c’était devenu une obligation silencieuse. J’ai commencé à me maquiller à 14 ans, comme beaucoup de jeunes filles sous l’influence des copines de l’école et des modèles féminins que tu vois à la TV. Pas trop problématique au début, c’est fun, tu te sens jolie et ça ajoute un peu de caractère.
Et puis le temps passe. L’habitude se renforce, si bien que je ne pouvais plus sortir de chez moi sans être un minimum maquillée. Au naturel, j’avais l’impression d’être moche, pas présentable. Et le peu de fois ou je ne me maquillais pas, on me disait souvent que j’avais « l’air fatiguée » (parce que j’ai des cernes colorés sous les yeux depuis toujours).
À 25 ans, c’est un voyage en sac à dos en Australie qui m’a fait complètement oublier cette habitude. Je vivais une vie de roots, au soleil et je n’avais presque pas pris de maquillage pour voyager léger. À mon retour en France, deux ans plus tard, je me suis promise de ne pas retomber dans cette routine. J’avais enfin appris à m’aimer telle que je suis, avec mes imperfections. Je me trouvais enfin belle au naturel et ça a complètement changé l’image que j’avais de moi, ma confiance et mon rapport à l’apparence.
Simplifier sa vie, c’est ne plus se définir à travers le regard des autres
13. J’ai redéfini ce que veut dire « réussir sa vie »
J’ai grandi comme beaucoup d’entres vous avec une définition déjà toute faite de ce que je devais considérer comme « une vie réussie » : je devais avoir une carrière professionnelle qui rapporte de l’argent (si le job te plait, c’est un plus, pas une priorité), trouver un bel homme avec qui je me marierai un jour, m’endetter pour acheter une belle maison avec de beaux objets à l’intérieur, conduire une belle voiture, tout ça pour enfin élever de beaux enfants. 🙃 Et si après tout ça il me restait un peu d’argent je pourrais partir en vacances et découvrir le monde.
Le problème s’est vite posé dans ma tête. Après avoir passée deux ans à voyager dans 12 pays, avec seulement 10 kg de biens matériels sur le dos, et de voir la mauvaise répartition de la richesse de ce monde, je peux te dire que ma définition de « réussir sa vie » avait bien changé.

Aujourd’hui, ma définition de « réussir sa vie » s’arrête à : être libre. Libre de penser, libre de choisir, libre d’avoir un travail qu’on aime, libre de vivre selon ses valeurs, libre du regard des autres, libre de partir en voyage, libre de décider ce qui est bon pour nous ou non… Bref, de vivre une vie qui te ressemble et qui te permet d’être en paix avec toi-même.
14. Connaitre sa valeur et assumer ses choix
Se connaitre et se comprendre avant de simplifier
L’un des plus grands changements quand on s’oriente vers une vie plus simple et minimaliste, ce n’est pas ce que l’on enlève autour de soi. C’est ce que l’on découvre en soi. Avant même de faire le tri dans ses affaires, il faut faire le tri à l’intérieur. Apprendre à se connaître, vraiment. Se demander ce qui compte, ce qui est essentiel, ce qui nous nourrit profondément et ce qui, au contraire, ne nous correspond plus.
Parce que simplifier sa vie, ce n’est pas seulement désencombrer son espace. C’est se désencombrer de tout ce que l’on a accumulé sans se questionner : les habitudes, les envies influencées, les identités que l’on a construites sans les choisir. Ce chemin demande de l’honnêteté. Se regarder en face. Accepter que certaines choses ne nous ressemblent plus. Et surtout, comprendre que nous ne sommes pas définis par ce que nous possédons, mais par ce que nous choisissons de garder, en nous comme autour de nous.
Plus je me suis rapprochée de ce qui est essentiel pour moi, moins j’ai ressenti le besoin d’acheter, de compenser, ou de me conformer. Parce que quand on sait qui l’on est, on consomme moins pour devenir quelqu’un.
Assumer sans chercher à convaincre
Choisir une vie plus simple, dans une société où la valeur est souvent associée à ce que l’on possède ou à ce que l’on montre, demande du courage. Au début, il va y avoir des incompréhensions. Des questions. Parfois même des jugements. Parce que faire des choix différents, c’est venir bousculer, sans le vouloir, les repères des autres.
Mais plus j’ai clarifié mon “pourquoi”, plus cela est devenu facile. Facile d’assumer mes choix. Facile de les expliquer, sans me justifier. Et surtout, sans chercher à convaincre. Je n’ai pas besoin que tout le monde comprenne ma façon de vivre pour qu’elle soit valable. Ce qui compte, c’est la cohérence que je ressens, et le bien-être que cela m’apporte au quotidien. En revanche, je suis toujours partante pour expliquer mon style de vie à celles et ceux qui me pose curieusement la question 😉
Avec le temps, les regards extérieurs perdent de leur poids. Non pas parce qu’ils disparaissent, mais parce qu’ils n’ont plus le pouvoir de te définir.
15. Vivre à un rythme plus naturel
Pendant longtemps, j’ai eu l’impression de subir le temps. Les journées défilaient, les semaines s’enchaînaient, et je courais derrière une liste de choses à faire sans jamais vraiment me questionner. La slow life m’a appris quelque chose de fondamental : le temps n’est pas seulement une ressource à optimiser, c’est un espace à habiter.
Vivre à un rythme naturel, c’est d’abord rechercher l’équilibre entre travail, repos et loisirs. Comprendre que le travail a sa place, mais qu’il ne peut pas occuper tout l’espace. Que le repos n’est pas une récompense à mériter, mais une nécessité. Et que les loisirs ne sont pas une perte de temps, mais une façon de nourrir sa joie et sa créativité.
C’est aussi reprendre le contrôle de son agenda. Prioriser son temps au lieu de le subir. Décider consciemment ce qui mérite ton énergie, et accepter que tout ne peut pas entrer dans une seule journée. Cela m’a appris à dire non : aux invitations quand je sens que mon emploi du temps est déjà trop chargé. Non aux engagements qui ne me ressemblent plus. Non aux rythmes imposés qui me fatiguent plus qu’ils ne me nourrissent.
Vivre selon son rythme, c’est aussi accepter les saisons, à l’extérieur comme à l’intérieur. L’hiver va être plus lent, plus introspectif. L’été plus énergique, plus expansif, tourné vers les autres. Il ne faut pas se forcer à produire ou à performer de la même manière toute l’année car notre niveau d’énergie fluctue en fonction des saisons. Et ça, que tu le veuilles ou non.
Et enfin, je ne culpabilise plus d’être fatiguée. La fatigue n’est pas un défaut de caractère (être feignant.e). C’est un signal. Et au lieu de lutter contre elle, j’ai appris à l’écouter pour ne par dépasser des limites qui peuvent coûter cher (burn out).
En résumé
Avec le temps, j’ai compris que simplifier sa vie ne consiste pas à enlever pour se priver, mais à enlever pour y voir plus clair. Chaque chose que j’ai arrêtée de faire m’a offert quelque chose en retour : plus de clarté, plus de calme, plus de présence. Ce ne sont pas de grands changements spectaculaires, mais une accumulation de petits choix, répétés, assumés, qui ont peu à peu transformé mon quotidien.
Le principal, c’est d’avoir envie de changer, car il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de simplifier sa vie. Il n’existe pas de liste universelle à suivre, seulement cette question : Qu’est-ce qui, dans ta vie aujourd’hui, t’emprisonne plus que ça ne te libère ? Il ne s’agit pas d’en faire plus, mais simplement de laisser tomber, doucement, ce qui ne te correspond plus. Parce qu’au fond, la simplicité n’est pas une destination. C’est un chemin. Un choix que l’on fait, encore et encore, pour revenir à l’essentiel.


